She is the liquid princess - Dionysos

She is the liquid princess - Dionysos
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Revenue.


Y en a qui m'ont vraiment manqué. Ouais.

Soyons honnête : J'aurais aimé avoir d'autres commentaires que ceux de Emilie80 et Jojo445 m'invitant à aller sur www.je-cherche-des-amis.fr et www.aboule-les-coms.net.

Résolutions : Ne plus se ronger les ongles, ne pas taguer mon agenda pendant 2 mois, avoir des bonnes notes, être plus disponible pour ceux que j'aime, ne plus avoir de boutons sur le nez, me laver les dents 3 fois par jour, lire au moins un livre par semaine, aller voir Harry Potter au cinéma, passer à autre chose, arrêter ce déballage impudique.

En fait, je préfère avoir une vie sur terre plutôt qu'une laïfeuh sur sky.



Repartie.



FIN DU BLOG.






# Posté le dimanche 19 août 2007 10:06

Modifié le vendredi 14 septembre 2007 14:54

Apprend la vie, gamine !

Apprend la vie, gamine !
>> Message universel. Que personne ne se sente visé, j'en ai assez des problèmes dûs à mes coups de gueule. <<

Alors écoutez moi bien ma p'tite dame. Et vous aussi monsieur. Tout le monde d'ailleurs. J'en ai marre de devoir constamment me justifier d'être ce que je suis, j'en ai marre qu'on me juge avant même que j'ouvre la bouche. J'en peux plus, vous comprennez ?! J'en peux plus de devoir faire face à des individus flanqués d'un parapluie dans le cul, juste pour prouver que je suis quelqu'un de bien. Je suis polie, je suis gentille et bien élevée, je ne fûme pas, je ne bois pas outre mesure, je ne me drogue pas, je fais des études, je suis ce qu'on appelle "une fille comme il faut". Mais voila, je m'habille en noir. Et vous vous permettez de m'éloigner de ce(ux) que j'aime pour ce motif pathétique ?! De quel droit ?!


Je sais bien que je ne suis pas la première à pleurer pour ces raisons, je ne suis malheureusement pas la dernière non plus. Mais je commence à découvrir la vie et ses cons. Je commence à découvrir ce que c'est... d'être différent.

BORDEL !


Et maintenant, je vais vous dire quelque chose dont vous n'avez strictement rien à faire. Je veux reprendre le piano. Je veux ré-apprendre la musique.






# Posté le dimanche 29 juillet 2007 15:36

Modifié le lundi 30 juillet 2007 09:57

Je me (la) raconte.

Je me (la) raconte.
Maternelle.
Les souvenirs au travers d'un kaléidoscope. Tâches de couleurs diluées dans le temps. La ficelle et les pâtes, les colliers éternels. Le son "oi" qui se forme à partir d'un "o" et d'un "i" et qui n'a pourtant rien à voir avec chacune de ces lettres. A trois ans je ne savais pas qu'un thé plus tard l'oie me poserait autant de questions. Les mystères de la phonétique, le nom des saisons et le chant des oiseaux. Simplicité et découverte. Pipi dans la culotte et paire de lunettes. On s'écorche les genoux et on se relève pour crier "loup". Mais le loup on le connait pas, et d'ailleurs on sait même pas qui c'est celui là. La maternelle c'est les crottes de nez, les fourmis et les compotes.

Primaire.
Traduire le monde qu'on a dans la tête avec des signes étranges sur du papier, tirer la langue dans un effort de concentration pour ne pas rater son F majuscule. Ecrire. La récréation et les secrets à répéter. Il y a eu Ophélie qui m'a appris à ne pas bercer mes poupons trop près du mur. Sabrina qui m'a donné la technique pour se ronger les ongles avec un appareil dentaire. Denis qui me donnait la main et qui m'a expliqué comment c'est fait un zizi. Marion qui m'a enseigné l'art de l'insulte. Yoann qui m'a fait pleurer. L'époque des bonnes notes et de la fierté parentale face à moi, petit génie à lunettes. Le primaire c'est la vie multicolore, avant le gouffre. C'est se rendre compte qu'il y a un journal télévisé en parallèle des dessins animés. Le père Noël qui meurt, et Papa qui a la mauvaise idée de faire pareil.

Collège.
Les idéaux qui s'envolent et maman qui part à l'HP. Les plaies du passé qui ne veulent pas cicatriser, et les grands qui se moquent. Puis on mûrit très vite, trop vite même. On aime pas les garçons et ils nous le rendent bien. Un mal-être sournois qui s'éveille petit à petit, et la naissance des premiers pentacles au coin des tables. Je suis pas belle, je veux creuver. On se cache derrière des grands sweats noirs et on tente d'apprendre le skate. Mais comme on est pas douée, on prend une feuille et on apprivoise les mots. Un jour je me suis trompée, j'ai pris une lame à la place du stylo. Le vertige adolescent qui prend aux trippes. Les espoirs, les désillusions. Mon premier Baudelaire, mon amour pour Victor Hugo, et ma découverte du Petit Prince et d'Antigone. Je me souviens de mes questions, je me rappelle de certaines réponses. Le mp3 greffé aux oreilles et la tête basse, les larmes sur le banc vert. Et cette fille étrange si différente de l'intello à lunettes. Ma bulle blindée qui étonne, et deux-trois lèvres qui l'ont traversée. Quelques mains ont cherché le chemin de ma culotte, aussi. Mais moi je préferais les poèmes, et puis de toute façon les garçons c'était tous des cons. Sauf un. Je découvre l'amitié fusionnelle et j'offre ma confiance. Il accepte mes différences et je n'ai rien à faire des siennes. La colère gronde dans mon coeur, et j'envoie valser la vie colorée. Je ne vois plus que mes pieds dans mes vans aux motifs morbides. Ces putain de pieds qui n'avancent pas droit et qui déçoivent du monde. Puis je me souviens des médicaments, de l'hopital, des prises de sang et des psychologues. Des bandages sur mon corps et des regards accusateurs. Le collège c'est ouvrir les yeux, et crier. C'est fuir.

Lycée.
On troque ses t-shirts de groupe contre des robes élégantes. Découverte de la féminité, de l'art de plaire, et quelques conquètes qui reviennent en courant. On respire la liberté et on veut renaitre pour goûter enfin à la saveur de la jeunesse. Mais le lycée, c'est aussi le passé dans le sillage. On serre les dents et on creuse son trou, on se fait une place entre les têtes, on accroche quelques regards, on pleure et on se livre. Echec scolaire et grand huit émotionnel. Les démons dont on se croyait guérie hantent à nouveau nos nuits agités. Un goût de fer au coin de la bouche et des bandes blanches aux poignets. Le lycée c'est le moment où j'ai essayé partir, mais c'est surtout le moment où je suis enfin revenue. C'est la grande remise en question, le point d'interrogation qu'on étudie sous toutes ses coutures. C'est les "comment" après les "pourquoi", en attendant de trouver les "parce que". Mais le mieux dans tout ça, c'est que ça vient juste de commencer.

[To be continued]



Quand je serai grande je veux être comédienne, journaliste audio-visuel, écrivain, vendeuse de glaces, prof de philo, avocate, bibliothécaire, fleuriste, danseuse, psychologue, infographiste, photographe, musicienne, libraire, traductrice, prof de français, assistante sociale, psychanalyste, juge pour enfants, éditrice ou peintre.

# Posté le mercredi 25 juillet 2007 16:09

Jeudi 19 juillet 2007.

Jeudi 19 juillet 2007.

__09h45, la sonnerie de mon petit réveil Disney rouge me tire brusquement du cauchemar récurant qui hante mes nuits ces derniers jours. Le coeur à l'envers et les cheveux dans les yeux, je me lève titubante pour mettre fin au cri strident de Mickey. Un coup d'oeil par la fenêtre, la cîme des arbres caresse les carreaux et le chant matinal des oiseaux m'invite à me replonger dans mes oreillers.
__11h11, je me frotte énergiquement les yeux pour estomper les dernières vapeurs du sommeil. Regard vers le réveil, un voeu. J'ai moins d'une heure pour me préparer, elle va arriver. Je saute dans une chemise de nuit et descends quatre à quatre les escaliers, manque de me casser la figure, et arrive devant le PC. Mes doigts engourdis tapent un message différé.
__11h52, je viens de terminer mes Chocapic, et je lace mes rangers accroupie dans l'entrée. Elle sera là d'une minute à l'autre. Une arabesque au coin des yeux et une étoile sur la joue plus tard, elle sonne. "Désolée d'être en retard Onee San, mais y a un magicien qui s'est connecté au moment où je partais alors...". Un sourire et un clin d'oeil, c'est pas grave petite soeur.
__12h45, on attend le train en rêvant à tout ce qu'on va faire aujourd'hui. Elle me parle de lui, et moi de l'autre. Il fait chaud à en creuver. Je crois que ça va être une belle journée.
__13h20, esplanade. "Tiens moi mon sac s'il te plait Suzanne". Et je cours. Calin. Contente de le revoir. Huhu ça fait cliché. On va baver devant les consoles à la Fnac, puis refaire notre stock de salive avec un jus d'orange pour moi, un oasis pour elle, et un coca pour lui. Assis dans l'herbe, y a des silences et des passants. On entend les balances du concert de ce soir.
__15h07, il part. "Serre moi fort, fort, fort". Officiellement il va bosser, mais je crois qu'il rentre chez lui pour jouer à Kingdom Hearts. Suz' et moi on se lève et on marche sans vraiment trop savoir où on va. Je décide de lui montrer mon lycée. On étudie les marches de l'entrée de très près. On échange nos chaussettes sous les regards médusés des passants, on fait des grimaces avec des petits garçons dans un car. Puis on a faim.
__15h48, à défaut de Häagen Dazs, on s'achète un granita framboise pour elle et une glace italienne vanille pour moi. Histoire de dégourdir nos popotins, on flane dans les petites rues. Je vais baver à Phylos et elle s'achète un bracelet chez Bijoux Brigitte. Un petit bracelet d'enfant avec des fraises dessus. Et puis une bague en forme de papillon d'un vert... pomme. C'est fou le contraste qui nous sépare... et nous rapproche. Notre force.
__18h02, il est encore tôt. Les gens commencent à se rassembler autour des arènes, l'ambiance Tryotienne se fait sentir (et les herbes de provence aussi). Pendant qu'ils installent les barrières, on va manger dans une-chaîne-de-restauration-rapide-très-connue. Un tour au pipiroom (c'est magique maintenant, la caissière appuie sur un bouton et ça s'ouvre) et une remise de "beauté" plus tard, on sort en priant pour que mon beau-père ne soit pas en retard. C'est lui qui a les places.
__19h12, ça y est on est dans la fosse. Ils m'ont jeté mon déo et mon parfum à l'entrée, c'est pas juste. Et ils ont confisqué les CD de Jimmy Hendrix de Suzanne, aussi. On rejoint Mélie et ses copines devant les barrières. Les gens ralent parce qu'on les double. Rooo. Je me sens un peu seule, c'est pas trop mon monde Tryo. Mais elle est pas loin, Elle. Donc tout va bien.
__20h38, la première partie a commencé. J'aime les textes et la voix éraillées de Ours, et Suz' aime la tête du batteur. Moi je le vois pas, y a un grand roux devant moi qui me cache la scène. Il fait chaud, je transpire. Je me hisse sur la pointe des pieds pour respirer. Manque de bol, c'est cet instant qu'a choisi une fille pour tomber par terre, provocant une mini bousculade. Puis Dobacaracol arrive. Un son différent, des voix féminines aux saveur d'ailleurs, et des percussions impressionnantes qui soulèvent la fosse dans un mouvement uniforme. Les arènes se chauffent. Moi je crois que je vais m'évanouir si ça continue. Alors je prends Fraise par le bras et je vais m'acheter un orangina à 3¤ pour me remettre les idées en place. Je sais pas si c'est la boisson ou son prix qui m'a le plus réveillée.
__22h14, enfin Tryo. On a migré vers les gradins parce que ça devenait insupportable en bas. Une petite pensée pour Mélie qui est restée plaquée contre les barrières. Je trouve deux magnifiques places, idéalement situées. Et c'est parti pour presque deux heures de folie. Le "Serre moi" version violons, c'est magique. Il fait nuit et on aperçoit deux-trois étoiles. Le vent léger fait des noeuds dans mes cheveux. Suz' est à fond, elle connait toutes les paroles. Moi je ne commence à m'exiter que lors de "Récréaction", ma préférée. Batterie envoutante et clin d'oeil au gouvernement, je crie avec la foule. On chante "Apocalipticodramatic" yeux dans les yeux, et je vois son sourire grand comme ça. Mais c'est sur "Pompafric" que la petite fille aux boucles d'oreilles jaunes se métamorphose. Hurlante, gesticulante, je ne l'avais jamais vue comme ça ma Strawberry.
__00h15, c'est fini. Ils nous ont fait un final splendide avec une reprise de "All you need is love". On retrouve Serge et ma soeur à la sortie des arènes et on récupère les CD confisqués de Suz'. Voiture, au revoir, bisous, maison, frigo, verre de lait, chambre, lit, oreillers, noir.

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 17:59

Modifié le samedi 21 juillet 2007 08:23

J'adore les poivrons.

J'adore les poivrons.
J'aime bien être débordée, avoir l'impression que ce que je fais à un but. Faire, c'est déjà avoir une ligne tracée. Ensuite il suffit de la suivre. Arrivé au bout, on peut se retourner pour évaluer. L'être humain aime bien regarder des lignes. La rationnalité rassure.

Je m'ennuie.

JE ME FAIS FAIRE CACA !
><



Hier soir, j'ai lu Nos amis les Hommes de Bernard Werber. Je ne connaissais l'auteur que de réputation, et j'ai bien aimé ce livre. L'avantage c'est qu'il se lit en 2h. Par contre, le début n'est qu'une pâle copie de Huis Clos de Jean Paul Sartre, et j'ai trouvé ça dommage. Il a même repris la phrase culte : "L'enfer c'est les autres".





Apocalyptica - Path
Era - The Mass
Elfen Lied Opening - Lilium
The Beatles - Let it Be
Indochine - Marylin
The Birthday Massacre - Blue
Suicide Commando - Sterbehilfe
VNV Nation - Beloved
Dioxyde - Invasive Therapy

# Posté le lundi 16 juillet 2007 16:55

Modifié le mardi 17 juillet 2007 12:48